Lumières
Bonjour mes amis,
Voilà, comme promis, la suite...
Le contexte: on est fin novembre, ça fait deux mois que ma Zou est partie: je me débats comme je peux: un jour, n'en pouvant juste plus de ce silence, je crois pouvoir trouver de l'oxygène en prenant ma voiture pour aller à Lagos, la ville la plus proche: J'avais besoin de voir des gens, du mouvement, du bruit, juste me promener dans les rues...... Déjà le fait de rouler vers cette ville est étrange, comme une fuite... et arrivé sur place, je me rends compte que c'est la pire chose que j'ai pu faire...je repars après quelques heures sur place, la tête et le coeur explosés...à ce moment je ressens le besoin d'écrire ce que je viens de vivre, pour la première fois de ma vie l'appel des mots est plus fort que celui de la musique: Alors j'écris les mots ci-dessous, le résumé de cette journée maudite, où j'aurais mieux fait de rester couché et ne pas me réveiller...
Puis, peu de temps après, début décembre, ce sont mes propres mots qui m'ont inspiré ces notes...
Voilà, je vous livre tout ça, à vous mes amis, qui êtes les témoins si empathiques de ce qu'est devenue ma "vie"...
LUMIÈRES
Lumière grise, derrière des volets clos
Lumière bleue qui s’éteint de mes rêves
Infâme et inlassable bélier
écrasant l’onirique rempart
Entre la vie et ma réalité
Lumière noire d’amertume du café
Lumière pâles des pièces mal éclairées
de l’immonde et terrifiant silence
ressassant sans cesse ma sentence
ne me laissant pas l’ombre d’une chance
Lumière solaire d’un automne blafard
Lumière de poussière sur des vitres sales
Les arbres imperturbables défilent
tout le long de l’illusion de ma fuite
vers la lumière ersatz de la ville
Lumière rayonnante des gens qui s’aiment
Lumière des amoureux qui se promènent
Mes yeux s’ennivrent de leur bonheur
les larmes subliment ma douleur
d’avoir trop peu de temps été des leurs
Lumière d’argent de mon pauvre Amour
ma compagne sur la route du retour
Lumière vermeil d’une robe d’union
scintillante de nos désirs de Nous
à jamais perdue : Cauchemar, toujours.
EDIT: Bon, je me rends compte que je suis en train d'embêter plus qu'autre chose avec ce qui n'était qu'un partage d'un épisode très dur: qui plus est avec quelque chose que je vous avais promis, ces quatre musiques donc, résumant un peu mon état d'esprit à ce moment: Je ne fais pas une compétition de douleur, ce n'était pas la peine de me rappeler qu'il y a plus malheureux que moi, je le sais déjà: Et tout le malheur du monde ne saurait atténuer le mien...
Donc, comme dit plus bas, je ne vous embêterai plus , promis: Mes musiques sont ce qu'elles sont: elles sont tristes parce que mon coeur est triste: je suis incapable de montrer de la gaieté si je n'en ressens pas: C'est ma sincérité, et il n'y a qu'ainsi que je puisse vivre.
Pardon encore, et merci pour tous les messages merveilleux que vous m'avez adressés , qui m'ont tant aidé à me réveiller chaque jour.
Au revoir.
Thierry